Le blog de la Tête au carré https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre Le blog au carré Fri, 22 Aug 2014 11:38:49 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.2 Nouveauté de la rentrée : « La tête au carré : le jeu ! » https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/nouveaute-rentree-tete-au-carre-jeu/ https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/nouveaute-rentree-tete-au-carre-jeu/#respond Wed, 20 Aug 2014 15:43:34 +0000 http://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/?p=1222 Continue reading ]]> Dès lundi 25 août, venez tester vos connaissances scientifiques dans «La tête au carré» sur France Inter en participant à notre quiz scientifique !

Deux auditeurs vont s’affronter, toute l’année, du lundi au jeudi de 14h45 à 15h.

Inscrivez-vous dès à présent et embarquez-vous dans une aventure au cœur des sciences où il vous faudra :
– être incollable sur l’actualité scientifique
– identifier des extraits sonores
– participer à des duels sur des thèmes choisis
– faire deviner des mots scientifiques à votre adversaire…

… pour peut-être gagner de nombreux cadeaux, encouragés avec malice et bienveillance par Mathieu Vidard et Florence Porcel !

Tentez votre chance en vous inscrivant ci-dessous et réagissez sur Twitter avec le hashtag #latac. Vous nous écoutez ? Nous avons hâte de vous entendre… 🙂 !

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Muscle ton jeu blondie ! https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/anne-cecile/ https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/anne-cecile/#respond Wed, 18 Jun 2014 11:44:05 +0000 http://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/?p=1191 Continue reading ]]> Ou comment la science a sauvé mes soirées foot quand tout le monde me prenait pour une quiche

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=xNrB2brPjYA&feature=kp[/youtube]

 

21h Dimanche soir, comme les 16 autres millions de téléspectateurs installés confortablement devant France-Honduras en direct de Porto Allegre, je peux enfin regarder un match de foot sans rougir. Je n’ai plus honte de demander pour la énième fois d’un air inspiré : « Mais finalement, qu’est-ce qui distingue le corner d’une touche ? » ou encore : « Tu pourrais me réexpliquer les règles du hors-jeu ? » Car désormais, lorsque je regarde les joueurs de football déambuler sur le terrain, je ne pense plus à mon tricot qui n’avance pas ou à la meilleure recette de blanquette pour dimanche prochain. Non, désormais, grâce au physiologiste et directeur de l’institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport Jean-François Toussaint et au mathématicien Julien Guyon, je les vois autrement les sportifs !

Quand j’entends : « Et but de Benzema!!! Très bien frappé de la part de l’attaquant madrilène », je sens l’occasion de briller. Aussi maline que Paul le poulpe (il aurait prédit la victoire de l’Espagne lors de la dernière coupe du monde), il est enfin l’heure pour moi de marquer mon but et de répondre : « Oui, Benzema a été très bon, oui, et c’est sûrement parce qu’il a bien respecté son temps de récupération en laissant 3 semaines entre la finale de la ligue des champions le 24 mai dernier et le début de la coupe du monde, sûrement aussi qu’il s’est bien hydraté avant de rentrer sur le terrain. Il a certainement également un bon métabolisme qui le rend nettement plus performant. Car selon Jean-François Toussaint « on sait qu’il va y avoir une perte de performance à partir de 32° en particulier pour le sprint. On le mesure sur le nombre de distance parcourue au cours d’un match à vitesse maximale. »

Et encore un joueur blessé sur la surface…

« Benzema…Evra… Matuidi…on fait tourner le ballon durant ces dernières minutes pour éviter la blessure des derniers contacts, parce qu’il y en a quand même eu pas mal pendant ce match. Il faut chercher à éviter les prises de risque » nous commente le séduisant basque Bixente Lizarazu, champion du monde 1998.  Sursaut dans mon canapé ! Car toujours selon le physiologiste Jean-François Toussaint, le taux de blessures des footballers en période de coupe du monde serait de une par mi-temps, et concernerait surtout les membres inférieurs, pied, cheville, mollet, genou…D’ailleurs, selon une étude récente réalisée sur d’anciens joueurs professionnels de 30 à 49 ans, entre 40 et 80% d’entre eux souffrent d’arthrose du genou, contre 15 à 25% de la population générale !! ». Et selon un professeur de biomécanique allemand de l’Université de  l’Université de Duisburg-Essen, « il y a en moyenne dans les meilleures équipes entre 20 et 30% des joueurs blessés ». On se rappelle toutes du pauvre Zinedine Zidane blessé pendant la coupe du monde 2002. Cette année, c’est Ribery qui en a fait les frais en déclarant forfait à la dernière minute pour problèmes de dos…

22h08 2e but de Benzema. « L’action est belle côté français, qu’est-ce que c’est ? Y’a pas but, y’a but ? » Hurlements dans les gradins, la tension monte, les corps s’échauffent, volonté évidente de s’identifier à l’équipe qu’on soutient et risques d’accidents graves. « Et bien c’est normal ! », pourrez-vous rajouter, car selon une enquête réalisée dans la ville allemande de Munich, « les admissions hospitalières pendant le Mondial 2006 ont augmenté de 266% les jours où la Mannschaft jouait » !! « Quand on regarde le nombre d’accidents cardiaques quotidiens sur les années 2003-2004-2005, nous explique Jean-François Toussaint, on voit que le taux pendant chaque match de l’équipe d’Allemagne a doublé en 2006 ! Cette recrudescence des accidents cardiovasculaires est liée à l’engouement de l’ensemble de la population et est associée au taux de soutien qu’on va apporter à son équipe. Plus vous êtes supporter, plus vous allez sécréter de testostérone et de cortisol, mesure qui a été faite pendant ces matchs de la coupe du monde avec l’Espagne ». Sans oublier les suicides, les accidents de la route liés à l’utilisation du téléphone portable, les taux d’alcoolisation excessive et l’augmentation des violences conjugales.

Dernier conseil pour ne plus passer pour une courge (et vous en êtes déjà loin !) 

« Et 1, et 2 et 3 zéro ! », la France revit face aux Honduras son heure de gloire de 1998. Pourtant, vous entendez parmi les supporters qui vous entourent : « ouais enfin, le Honduras, ce n’est pas le Brésil. Et on ne peut pas dire que la France ait hérité du groupe le plus compliqué. Suisse, Honduras et Equateur. Où sont les cadors ? ». Lorsqu’on criera au scandale « de toute façon, tout est truqué dans ces matchs, c’est une honte, des années que la FIFA fait son tirage au sort dans son coin et que l’on manque cruellement d’équité », calmez les esprits ! Le mathématicien et polytechnicien Julien Guyon vous sortira encore d’un mauvais pas.

Il a en effet proposé un nouveau système de tirage au sort révolutionnaire bien plus juste. En gros, vous prenez 4 pots de 8 équipes et il vous tricote une infinité de matchs possibles entre équipes de secteurs géographiques et de performances beaucoup plus équitables. Mais cette fois ci, comme c’est vraiment très technique, je vous conseille d’aller lire les détails de sa proposition sur ces sites : Le mondeSo Foot et l’Express.

23h Fin du match. Alors si avant pour vous le football se limitait à cette citation de Pierre Desproges : « Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l’esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de bœufs éteints. » Nous espérons désormais que cette coupe du monde deviendra pour vous un véritable régal scientifique et l’occasion de briller dans une ambiance testostérone !

Pour compléter votre bagage scientifico-footballistique, quelques liens indispensables :

Le club des tête au carré du 13/06 avec Jean-François Toussaint.
Doc Gyneco et son passement de jambe pour rythmer vos lectures.
Le Brazuca, le ballon cubique de la coupe du monde un très bon article sur le blog d’ Étienne Ghys

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Revivez la finale de « Ma thèse en 180 secondes » ! https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/test-revivez-finale-these-en-180-secondes/ https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/test-revivez-finale-these-en-180-secondes/#respond Fri, 13 Jun 2014 11:55:09 +0000 http://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/?p=1124 Continue reading ]]> Mercredi 10 juin les 15 doctorants finalistes de « Ma thèse en 180 secondes » étaient réunis à l’Université Claude Bernard de Lyon. Devant un jury de 8 personnes, présidé par Geneviève Fioraso, secrétaire d’État en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ces jeunes chercheurs ont tout donné pour expliquer leur thèse et séduire le public en 3 minutes chrono. Plongez ici dans l’ambiance exceptionnelle de cette soirée !

(Captation et montage Swan Beiner / Interview Mathieu Rouault pour Docteo)

Marie-Charlotte Morin, finaliste d’Alsace, a remporté le premier prix et le prix du public.

Déroulé de la soirée : en fin d’après-midi, dans la chaleur
du théâtre de l’université, la pression monte progressivement
en attendant le début de la finale !

L’arrivée de Geneviève Fioraso permet de débuter
cette soirée tant attendue.

Les présentations des 15 candidats débutent !

 

Petite surprise de la soirée, un “putsch” dansé
des étudiants de l’université de Lyon 1.

Et les présentations reprennent !

 

Seulement 30 minutes auront été accordées aux jurés
pour délibérer sur les gagnants de cette soirée. Un choix
probablement très difficile !

Avant l’annonce des lauréats, Geneviève Fioraso s’est prêté
au jeu pour un discours… en 180 secondes. Challenge réussi !

Et voici enfin l’annonce des lauréats !

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« Ma thèse en 180 secondes », les finalistes (3/3) https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/these-en-180-secondes-les-finalistes-33/ https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/these-en-180-secondes-les-finalistes-33/#respond Fri, 06 Jun 2014 15:10:48 +0000 http://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/?p=1107 Continue reading ]]> Voici les derniers portraits des finalistes du concours « Ma thèse en 180 secondes », compétition exceptionnelle organisée par le CNRS et la Conférence des présidents d’université ! 3 minutes pour convaincre sur leur sujet de thèse, c’est le défi que devront relever ces jeunes chercheurs lors de la finale nationale à Université Claude Bernard de Lyon le 10 juin. En attendant, ils n’ont eu que 15 secondes en vidéo pour attirer votre attention !De la Chine à la littérature comparée, voici les quatre derniers portraits des finalistes de « Ma thèse en 180 secondes » !

Marion Decome (finaliste Languedoc-Roussillon) et les stéréotypes sur la Chine

Si je vous dis que j’ai vécu en Chine et que je me mets à vous parler de ce pays avec passion, quelles questions allez-vous me poser ? Quelles images vont vous venir à l’esprit immédiatement ? Quels clichés allez-vous utiliser, véhiculer, tenter de confirmer ou d’infirmer dans la discussion ? Pour un peuple dont on parle en permanence, un pays qu’on pense omniprésent dans nos vies aujourd’hui, combien de stéréotypes aberrants ? Je suis Marion Decome, doctorante en études culturelles, je m’intéresse à la représentation de l’autre, à la communication non violente, à ce que signifient vraiment les mots que nous utilisons, et surtout, j’aime profondément la Chine. Ma thèse essaie de remonter aux sources d’un racisme ordinaire qui ne dit pas son nom. Et quel plus grand défi que la vulgarisation pour mettre en garde contre la simplification ?

Ariane Donard (finaliste Aquitaine) zoom sur les objets microscopiques

Je suis en dernière année de thèse à l’Université de Pau et des pays de l’Adour grâce à un financement du CEA. L’intérêt pour moi de ce concours est qu’il nous sort de notre laboratoire et qu’il nous confronte à  un aspect pas évident de notre travail, celui de la communication et plus particulièrement de la vulgarisation. C’est aussi important de montrer au grand public que la recherche est un milieu passionnant et source d’innovation. On a la chance de pouvoir se concentrer pendant 3 ans sur le même sujet, même si ce n’est pas toujours facile, surtout quand on travaille avec des machines très sophistiquées qui sont assez capricieuses.  Mais quand tout fonctionne bien et  que le sujet avance c’est très motivant et ce sont des moments d’errance qui sont finalement extrêmement formateurs !

Eloïse Grasset (finaliste PACA) les cancers en 180 secondes

Après le lycée, je ne savais pas grand-chose mis à part que je travaillerai en biologie… Je me suis alors lancée dans une école d’ingénieur, mais je ne pouvais pas m’arrêter là ! Ma curiosité n’était pas encore comblée… Et si je faisais une thèse ? Le cancer ? Pourquoi pas, après tout je ne connaissais pas grand-chose dans ce domaine qui pourtant me passionne aujourd’hui. La complexité des cancers et l’enjeu de ce sujet pour la santé public, font de la recherche dans ce domaine un défi primordial et mondial. Le problème ? Tout le monde a entendu parler du cancer, mais au fond que sont LES cancers ? Et oui ! Il n’existe pas un seul cancer mais des milliers propres à chaque individu, d’où la difficulté de trouver des médicaments efficaces. Ce concours est pour moi l’opportunité d’aider les personnes à comprendre la complexité de ces maladies en seulement 180 secondes… Un défi à relever !

Rachel Lolliot (finaliste Champagne-Ardenne) la littérature contre les sciences dures

Je suis doctorante en littérature comparée, oui oui, vous avez bien lu, en littérature ! Recherche littéraire, bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre ! Recherche littéraire eh oui, c’est pas une tare ! Hum, c’est avec bonheur que je représente l’Université de Reims Champagne-Ardenne pour ce challenge de vulgarisation scientifique. Passionnée de littérature et de langues, je cherche à en faire mon métier dans le domaine de l’enseignement et de la recherche littéraire parce que j’ai cette envie de transmettre des valeurs construites sur la compréhension du monde environnant, parce que j’ai cette envie de soulever des interrogations sur l’existence pour les soumettre à la pensée, parce que j’ai cette envie de les partager avec les uns, avec les autres, d’en discuter, d’en causer, d’en papoter encore et encore.

J’aime jouer avec les mots, j’aime les mots, j’aime les maux et les soigner par l’écriture, parce qu’il faut dire aussi que mon sujet de recherche concerne la philosophie et la psychologie. Ce défi de vulgarisation est terriblement passionnant parce qu’il oblige à mettre à portée de tous cette recherche littéraire tortueuse et alambiquée, tortueuse et tarabiscotée, mais tellement riche et riche, et ce, dans le plaisir et la bonne humeur, dans la gaieté et la légèreté ! Je suis fière de pouvoir représenter l’URCA dans ce défi de vulgarisation, de pouvoir mettre en compétition la littérature face aux « sciences dures ». C’est une carte à jouer ! Le match va être serré ! Aïe aïe aïe !

Pour vous rendre à cette finale animée par Mathieu Vidard, inscrivez-vous gratuitement via ce lien. L’évènement sera également retransmis en direct sur le site mt180 et pour suivre le live sur Twitter utilisez #mt180 ou visitez la page Facebook du concours. Retrouvez également le compte-rendu des finales régionale par Docteo ici.

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USUOA 2 – Voies nucléaires de Roberto Matta par Gérard Azoulay https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/usuoa-2-voies-nucleaires-roberto-matta-gerard-azoulay/ https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/usuoa-2-voies-nucleaires-roberto-matta-gerard-azoulay/#respond Fri, 06 Jun 2014 13:00:38 +0000 http://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/?p=1099 Continue reading ]]> Un scientifique – une œuvre d’art : nom de code USUOA . Ici un astrophysicien laisse parler la fibre sensible devant l’œuvre d’un artiste. On débranche la raison, on met les électrodes sur les cases souvenirs et sensations. Jeu de miroir. Deuxième de la série.Gérard Azoulay commente une lithographie de Roberto Matta.

 

J’avais bien promis une suite avec Gérard Azoulay, le responsable de l’Observatoire de l’Espace au CNES. J’imaginais bien que je pourrais l’emmener en voyage avec moi dans une œuvre d’art. L’espace je n’y connais pas grand-chose, la peinture m’est plus familière. J’attendais depuis longtemps. Je ne suis pas déçue. Il a sous ses yeux en permanence dans son bureau du CNES en plein Paris une lithographie de Roberto Matta. Cette œuvre a été faite par Matta à la demande de Gérard pour récompenser les participants à un programme spatial. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir vécu une telle expérience avec l’un des plus grands artistes du XXe siècle.

Ainsi est née cet USUOA  2. USUOA ? Un Scientifique Une Œuvre d’Art. USUOA, comme le  nom de code pour une mission spatiale.  Écoutez l’entretien avec Gérard Azoulay, ce voyage spécial devrait vous mettre en joie.

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Roberto Matta  : Né en 1911 à Santiago du Chili, Roberto Matta étudie l’architecture avant de s’installer en France en 1933. Il travaille avec Le Corbusier puis à Londres avec Walter Gropius. À la fin des années 30, il voyage dans toute l’Europe. Ses nombreuses rencontres – Alberti, Garcia Lorca, Henry Moore, Magritte, Gabriela Mistral, Miro, Picasso, Neruda – vont parfaire sa formation intellectuelle, politique et artistique. Par l’intermédiaire de Salvador Dali, il rejoint la mouvance surréaliste autour d’André Breton et utilise l’automatisme pour faire jaillir le subconscient dans ses créations. Ses œuvres sont exposées pour la première fois à New York, où il s’est réfugié pour fuir la guerre. Il s’imprègne de l’expressionnisme américain et redécouvre l’art précolombien. Sa première exposition monographique se tient à Paris en 1947. Exclu du groupe surréaliste, il retourne au Chili en 1948, mais coupera définitivement tout lien avec son pays d’origine lors du coup d’état de 1973. De retour en Europe, il s’installe définitivement en Italie, jusqu’à sa mort en 2002. Artiste engagé, Roberto Matta prend part aux débats qui agitent son temps : l’utilisation de l’arme nucléaire (il illustre les Lettres sur la bombe atomique de Denis de Rougemont publiées en 1946), le procès des Rosenberg (Les Rosenbelles, 1952), la torture en Algérie (La Question, Djamila, 1958), la répression dans l’Espagne franquiste (Les Puissances du désordre en hommage à Julian Grimau en 1964) ou la guerre du Vietnam (Burn, baby burn, 1965-1967).

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« Ma thèse en 180 secondes », les finalistes (2/3) https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/these-en-180-secondes-les-finalistes-23/ https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/these-en-180-secondes-les-finalistes-23/#respond Thu, 05 Jun 2014 14:19:19 +0000 http://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/?p=1081 Continue reading ]]> Suite des portraits des finalistes du concours « Ma thèse en 180 secondes », organisé par le CNRS et la Conférence des présidents d’université. Si le but de la compétition est de vulgariser leur thèse en 3 minutes, ils parviennent sans mal à se présenter en 15 secondes !Voici 6 des 15 finalistes qui participeront à la finale du concours « Ma thèse en 180 secondes » à Université Claude Bernard de Lyon le 10 juin. Retrouvez les 5 premiers portraits ici, et les 4 derniers seront bientôt publiés !

Thomas Loyau (finaliste Centre et Poitou-Charentes) et le poulet du futur

Passionné par les curiosités et actualités scientifiques en tous genres depuis tout petit, j’ai tout naturellement orienté mon parcours professionnel vers la recherche. Ce sont ces personnes qui me parlaient avec passion de la science qui m’ont transmis ce virus, à moi de le transmettre. La thématique de mes travaux de thèse m’a tout de suite passionné. En résumé, on augmente de façon cyclique la température des œufs dans les couveuses, et on obtient à l’âge adulte des poulets qui supportent beaucoup mieux la chaleur. Ma mission : déterminer grâce à quels mécanismes biologiques ces poulets supportent mieux cette chaleur à laquelle ils sont très sensibles. Pour moi, la vulgarisation est aussi importante que la publication dans des grands journaux scientifiques : la recherche publique est en partie financée par le public, il me parait donc primordial de restituer nos travaux au grand public et pourquoi pas entrainer des vocations, tout l’intérêt de l’opération « Ma thèse en 180 secondes » prend tout son sens ici !

Laurissa Ouaguia (finaliste Nord-Pas-de-Calais) un engagement pour le Cameroun

Je suis Laurissa Ouaguia, doctorante à l’Institut de Biologie de Lille dans l’équipe IRCV (ImmunoRégulation des Cancers Viro-induits) dirigée par le Dr Nadira Delhem. Je suis par ailleurs inscrite à l’université de Lille 1 dans l’UFR de Biologie. Mes travaux de recherches portent sur la compréhension des mécanismes que le virus de l’hépatite C (VHC) utilise pour détourner la réponse immunitaire de l’Homme. En effet, j’essaie de comprendre pourquoi certains patients répondent parfaitement aux traitements antiviraux alors que d’autres pas.

Depuis toute petite déjà, la science et la recherche m’ont toujours passionné. J’ai commencé des études en Biologie au Cameroun et ce cursus a été couronné par l’obtention d’un Master en physiologie animale à l’Université de Dschang.

A la suite de cette formation, j’ai été admise à l’université de Lille1 ou j’ai poursuivi un cursus en  « Biologie structurale et fonctionnelle » sanctionné par l’obtention d’un  Master Recherche en Biologie santé. A la fin de ce Master, de nombreux sujets de thèse m’ont été proposés mais mon choix s’est naturellement porté sur celui qui proposait d’étudier les interactions entre le VHC et le système immunitaire car l’hépatite C est un problème majeur de santé publique, particulièrement au Cameroun où près de 14% de la population est infectée par le VHC. Depuis le début de ma thèse, je développe ce travail tout en consacrant du temps à l’enseignement et à l’encadrement  de stagiaires.

Le concours « Ma thèse en 180 secondes » est un tremplin efficace qui me permet de vulgariser non seulement mes travaux, mais il me permet aussi de rendre la science et la recherche accessible à tous. Ce concours m’a permis de sortir de mon jargon scientifique habituel pour une forme d’expression plus simplifiée et plus accessible. Grace à lui, je peux discuter de ce que je fais avec toutes les personnes que je rencontre, même celles qui ne sont pas initiées à mon sujet. Enfin, ce concours est un bon moyen de travailler son aisance à l’oral car en tant que futur enseignant-chercheur (je l’espère !), je serai amenée à partager mes travaux devant un public large et peut-être susciter de nouvelles vocations.

Marie-Charlotte Morin (finaliste Alsace) de l’économie à la biologie


A l’origine j’étais économiste. Proposer un modèle de société juste et bienveillant pour chacun est vite apparu comme une utopie. Au lycée, devant la complexité de la gestion des facteurs humains et l’impossibilité d’entrevoir une solution où tout le monde y trouverait son compte, j’ai été absolument envoutée par la biologie. L’évolution fait des miracles en termes de systèmes complexes qui marchent sans trop d’entraves. La science n’est que l’outil qui révèle les détails des rouages si bien huilés du vivant.

Beaucoup de traitements médicaux émanent de l’observation de la nature, et parfois, l’inspiration vient de là où on ne l’attend pas : il existe au fond du rectum d’un ver de 1mm un processus qui pourrait bien nous permettre de remplacer nos cellules dégénérescentes ou lésées. En effet, durant ma thèse, j’ai pu observer le destin peu commun d’une cellule rectale qui, au cours de l’adolescence de ce petit ver, va sortir du rectum et changer fondamentalement d’identité pour devenir un neurone. Comment une cellule différenciée peut-elle changer de destin aussi radicalement ? Imaginez si nous pouvions maitriser ces mécanismes et utiliser des cellules saines et disponibles de notre corps pour les convertir et ainsi recréer des cellules dont nous aurions cruellement besoin.

Ce concours m’a permis de faire découvrir au plus grand nombre les secrets les plus intimes (n’est-ce pas !) de ce nématode. C’est plutôt rare de pouvoir parler de sa thèse, donc disposer d’un micro et une tribune toute ouïe, c’est une aubaine !

Noëmie Mermet (finaliste Auvergne) « passer d’un étonnement à l’autre »

On dit parfois que les choix qui construisent notre avenir sont initiés par un déclic, par quelque chose d’à peine perceptible, et souvent vécu dans nos plus jeunes années. C’est mon cas. Petite fille d’un biologiste, je garde en tête l’image d’un vieux microscope posé sur un bureau de bois et l’odeur du papier poussiéreux des livres d’entomologie. A 10 ans, je voulais être chercheuse en biologie. Plus tard, un travail d’été dans un centre médicalisé pour patients atteints de la sclérose en plaques a fait exploser en moi un intérêt grandissant pour le fonctionnement et surtout le dysfonctionnement de notre chef d’orchestre : le cerveau. Et aujourd’hui, me voici en 1ère année de thèse où je consacre mes journées à comprendre les mécanismes de la douleur chronique. Plus précisément, je m’intéresse  à un symptôme douloureux très particulier : l’allodynie.  Ce symptôme se traduit par le ressenti d’une douleur très vive suite à une stimulation tactile normalement indolore. Comment ça fonctionne ? A moi de le découvrir en plongeant très profondément dans notre système nerveux central, à la surface des neurones !

Aussi, éprise de l’actualité scientifique en générale, je souhaite m’impliquer dans la vulgarisation scientifique via les médias. C’est pourquoi je me suis présentée au concours « Ma thèse en 180 secondes », avec l’objectif de faire comprendre simplement au grand public ce sur quoi je mets toute mon énergie chaque jour. Un grand Monsieur a dit un jour « la science consiste à passer d’un étonnement à l’autre ». Et moi, j’adore être étonnée ! Et vous ? Pour l’être, rendez-vous le 10 juin, à Lyon !

Benjamin Vest (finaliste Île-de-France) super-héros de la science

Je m’appelle Benjamin, j’ai 23 ans, et s’il y a quelque chose à savoir sur moi, c’est que j’ai toujours rêvé d’être un super héros. Et maintenant, je suis doctorant en deuxième année… mais ça tombe bien, être scientifique, c’est (un peu) jouer aux super héros ! Relever des défis qui semblaient irréalisables, accomplir ce que personne d’autre n’a accompli avant… j’aime la recherche en particulier pour cette poussée d’adrénaline qui est celle de toutes les premières fois, celle de nos accomplissements aussi.

Il y a quelques années, j’ai eu le coup de foudre scientifique pour la lumière, une des plus belles choses que la nature ait donnée à étudier à un physicien. On a commencé à se fréquenter dans une école formidable qu’on appelle SupOptique, et on continue à se voir depuis dans une autre école tout aussi formidable, l’École Polytechnique. Tout ça sur le plateau de Saclay, un charmant coin de verdure au sud de Paris (vous êtes les bienvenus, on a le sens de l’hospitalité). Partout où je vais, la lumière ne me quitte pas… je suis cinéphile, et sans elle, point de cinéma ! Je suis accro à la bande dessinée, et si l’on peut admirer des dessins… c’est encore grâce à elle !

Présenter cette idylle en 180 secondes quel sacré défi… mais c’est un réel plaisir de témoigner de l’énergie des jeunes chercheurs, d’intéresser un public à des sujets qu’il ne soupçonnait pas, de positiver, de pouvoir parler de son travail autrement… et surtout, d’en rire tous ensemble !

Marion Denorme (finaliste Normandie) simplifier les recherches complexes

Alors pour les présentations : Marion Denorme, 27 ans, étudiante normande en 3ème année de doctorat de Biologie Cellulaire à l’Université de Rouen. Le laboratoire DC2N (Différenciation et Communication Neuronale et Neuroendocrine) Unité INSERM 982 m’accueille pour réaliser ma thèse sous la direction et le regard bienveillant du Dr Christophe Dubessy et du Pr Laurent Yon. Dans mon équipe de recherche, nous nous intéressons au phéochromocytome, un cancer rare qui touche la glande médullosurrénale située au-dessus du rein. Ces 3 années de thèse m’ont permis de me spécialiser dans l’étude des mécanismes du développement de cette tumeur et dans l’évaluation de traitements pour la prise en charge des patients qui en sont atteints. J’ai abordé cette problématique en cherchant à inhiber l’angiogenèse, processus qui permet à la tumeur de se développer en détournant les vaisseaux sanguins.

C’est avec un intérêt particulier pour la diffusion de la culture scientifique que je participe aujourd’hui à « Ma thèse en 180 secondes ». Mon objectif est double : permettre au grand public de prendre connaissance de travaux de recherche complexes de manière simple tout en permettant à la science de paraître moins obscure… et tout ça en ayant le plaisir de présenter les résultats de ma recherche !

Pour vous rendre à cette finale animée par Mathieu Vidard, inscrivez-vous gratuitement via ce lien. L’évènement sera également retransmis en direct sur le site mt180 et pour suivre le live sur Twitter utilisez #mt180 ou visitez la page Facebook du concours. Retrouvez également le compte-rendu des finales régionale par Docteo ici.

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« Ma thèse en 180 secondes », les finalistes (1/3) https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/these-en-180-seconde-finale-10-juin-2014-lyon/ https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/these-en-180-seconde-finale-10-juin-2014-lyon/#comments Mon, 02 Jun 2014 15:56:41 +0000 http://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/?p=1032 Continue reading ]]> Le concours ma thèse en 180 secondes, organisé pour la première fois par le CNRS et la Conférence des présidents d’université, est un concours hors du commun. Le but de l’exercice pour les doctorants : faire comprendre des années de recherche en trois minutes et au plus grand nombre. Depuis le début de l’année les doctorants de toutes la France s’opposent lors de concours régionaux et l’heure de la grande finale nationale est arrivée. Inspiré du concours Three minute thesis (3MT®), conçu à l’Université du Queensland ce concours est très ludique mais demande également un très gros travail de vulgarisation. Jugez par vous même, avec Marie-Charlotte Morin, prix du jury et du public lors de la finale Alsacienne:

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(Captation : DOCTEO / Swan Beiner et Mathieu Rouault)

Place à la Finale… Mardi 10 juin à Université Claude Bernard de Lyon les 15 finalistes régionaux s’affronteront à grands coups de protocoles, de méthode et de conclusions pour tenter de faire comprendre leurs thèses et les enjeux qui vont avec à un jury de professionnels et à un public nombreux. Trois parmi les 15 seront sélectionnés pour la finale francophone du concours qui se déroulera à Montréal.  Les 24 et 25 septembre prochains ils concourront aux côtés des candidats finalistes du Québec, de la Belgique et du Maroc.

Pour vous donner un avant goût de cette compétition riche en adrénaline et en énergie, voici en vidéo la présentation des candidats français de cette finale :

Lætitia Jaillardon (finaliste Pays de Loire) avec les petits oiseaux

Vétérinaire de formation, je me suis spécialisée en biologie médicale vétérinaire. C’est au cours de cette spécialisation que j’ai fait mes premiers pas dans le monde de la recherche, enthousiasmée par l’implication et l’engagement des chercheurs. A l’initiative de mon projet de thèse, une volonté de contribuer à la recherche en cancérologie comparée qui a l’intérêt de concilier ma vocation vétérinaire avec la recherche fondamentale et les progrès en médecine humaine. C’est ce challenge que je tente de relever à travers mon travail de thèse, qui je l’espère vous passionnera autant que moi ! Le concours « Ma thèse en 180 secondes » me permet de partager cet engouement pour la recherche avec tous ces doctorants passionnés et passionnants qui montrent le dynamisme et la jeunesse de la recherche française. Alors venez nombreux le 10 juin à Lyon pour nous découvrir, nous encourager et nous soutenir. Et surtout écoutez bien la vétérinaire de la bande !

Chrystelle Armata (finaliste Rhônes Alpes) elle jouera à domicile !

Après avoir obtenu un Master 2, spécialité droit pénal fondamental à l’université Jean Moulin Lyon III, j’ai décidé de m’orienter vers la recherche. A l’ère des nouvelles
technologies, j’ai choisi un sujet éminemment actuel traitant des nouveaux moyens d’investigation et de collectes des données personnelles dont le risque est de bafouer nos libertés individuelles. Néanmoins, leur efficacité est incontestable : les nouvelles technologies permettent à la police et à la justice de résoudre des enquêtes. Mais en protégeant les intérêts de la société, la vie privée des citoyens ne s’en trouve‐t‐elle pas lésée ? Comment concilier nouvelles technologies et vie privée ? Véritable enjeu sociétal, ce sujet nous concerne tous ! Alors, pourquoi ne pas le vulgariser, et le rendre accessible au plus grand nombre ? C’est précisément cette démarche qui m’a attirée dans le concept du concours « Ma thèse en 180 secondes ». En s’adaptant aux évolutions de la société en se discutant, le droit est devenu une passion … et comme toute passion, elle se transmet. Diffuser ma recherche, vulgariser un vocabulaire juridique, et me sensibiliser à la communication, telles étaient les missions du concours. Objectifs remplis !

Manon Yzoard (Finaliste Lorraine)


Je suis en doctorat de Psychologie à l’Université de Lorraine. Avant cela, j’ai travaillé comme psychologue au Centre hospitalier de Nancy auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Le CHU de Nancy met à disposition de ces patients un jardin à visée thérapeutique dont les bienfaits se font ressentir au niveau clinique. A ce titre, ma thèse a pour objectif principal d’apporter les preuves scientifiques que des promenades dans ce jardin peuplé d’œuvres d’art, leurs sont profitables sur différents plans. Pour cela, je m’appuie sur une démarche d’analyse originale, mise au point dans mon laboratoire, basée sur l’activité privilégiée des êtres humains… Vous vous demandez : « quelles peuvent être les vertus potentielles de ces promenades pour ces patients ? » et « quelle est cette activité humaine qui permet de les mettre à jour ? ». Vous les découvrirez plus en détails le 10 juin à Lyon !

Marianne Prévôt (finaliste Bretagne) « fleurs, vent et peintures »

Je suis Marianne Prévôt. Parler un peu de moi ? Je pourrais dire que je fais de l’accordéon tu crois ? Du cinéma ? Du parapente ? Que je voyage DANS LE TEMPS ! ? Dans le présent, je suis en troisième année de thèse sur les cristaux liquides. Comment ne pas aimer la science quand on travaille avec des cristaux liquides. Mis sous un microscope particulier, ils apparaissent aux couleurs irisées, sans cesse changeantes. Les regarder pendant trois ans ? C’est d’accord ! N’est-ce pas cela le plaisir de la science ? Observer ! Si vous passez par Rennes, je serais ravie de vous en faire profiter !

Le concours ma thèse en 180 secondes ? Parce que j’ai rarement l’occasion d’expliquer ma thèse en parlant de fleurs, de vent et de peinture. Plus sérieusement, je pense que la meilleure façon de s’approprier un savoir, c’est de le partager.

Nicolas Marqué (finaliste Midi-Pyrénée)

Comment nos villes évoluent-elles ? Quels sont leurs problèmes et comment les résoudre ? Quand j’ai voulu étudier ces questions, j’ai fait des études de géographie. Mais impossible de bien maîtriser le sujet sans de solides connaissances sur le passé des agglomérations. J’ai donc fait des études d’histoire aussi. Devant les kilomètres de documents d’archives sur la moindre ville, il a bien fallu se rendre à l’évidence : impossible de traiter tout cela sans des logiciels adaptés et performants. Je n’ai alors pas fait d’études d’informatique, c’était déjà une de mes passions. Je me suis mis à croiser questions de géographes, archives d’historiens et matériel informatique. Je n’étais alors pas seul à me poser ce type de question : les Archives Municipales de Toulouse avaient mis en place le projet Urban-Hist pour reconstituer et comprendre la ville du passé, donc pour élaborer une méthode qui permette de mieux comprendre Toulouse dans un premier temps, puis qui puisse être appliquée à toute autre ville.

J’ai pu intégrer cette équipe où cohabitent historiens et informaticiens (entre autres !) et développer mes recherches. Pour résumer en quelques mots, la science telle que j’aime la pratiquer, consiste à mêler les approches de différentes disciplines, de différents membres d’une équipe, pour produire et communiquer des résultats utiles au plus grand nombre. Jugez par vous-mêmes !

Pour vous rendre à cette finale animée par Mathieu Vidard, inscrivez-vous gratuitement via ce lien. L’évènement sera également retransmis en direct sur le site mt180 et pour suivre le live sur Twitter utilisez #mt180 ou visitez la page Facebook du concours. Retrouvez également le compte-rendu des finales régionale par Docteo ici.

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Rayonnement cosmique à tous les étages (3) https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/rayonnement-cosmique-les-etages-3/ https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/rayonnement-cosmique-les-etages-3/#respond Sun, 01 Jun 2014 14:05:43 +0000 http://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/?p=1017 Continue reading ]]> Suite de la folle histoire de chasse aux rayons cosmiques à partir de pots de cornichons. Aujourd’hui la montgolfière de la Région Rhône Alpes s’en mêle.  Les trois aventuriers : l’astrophysicien Thierry Stolarczyck du CEA de Saclay, l’artiste Laurent Mulot, et le  directeur du planétarium de vaux-en-Velin, Simon Meyer, ont emmené les amateurs de sciences dans les nuages, pour mesurer la radioactivité.Pour rappel,  le planétarium de Vaux-en-Velin invite depuis plusieurs semaines une dizaine de familles à refaire l’expérience de 1912 lors de laquelle fût découverte l’existence d’une radioactivité spatiale.

Cela fait plusieurs semaines que les uns et les autres, à l’aide d’électroscopes faits maison mesure la radioactivité au sol. Ces jours-ci, il s’agit de s’élever en altitude pour voir ce qui se passe. Plus ou moins de radioactivité ?

L’idée est ainsi née de mettre tout le monde en montgolfière (comme ce fut le cas en 1912 avec Victor Hess qui s’envola en ballon pour faire ses mesures)

Le blog de Laurent Mulot

Pour nos apprentis scientifiques, le vol s’est déroulé le  23 mai à bord de la montgolfière de la région Rhône Alpes depuis Châtillon-sur-Chalaronne dans l’Ain à 45 minutes au nord de Lyon à partir de  la base d’envol d’Air Petit Prince. De la fin de la journée jusqu’au crépuscule, les bocaux de cornichons transformés en électroscopes ont été observés par les participants de l’opération Rayonnement Cosmique à tous les Etages, et entre autres donc, Thierry Stolarczyck, le maître es recherche de cette opération, que l’on entend commenter le mouvement des lamelles dans le bocal. A presque un kilomètre d’altitude, le rayonnement n’est plus le même que sur le plancher des vaches. La preuve par le son, capté par l’artiste Laurent Mulot (qui fera de toutes ses observations d’observateurs de radioactivité une proposition artistique à la rentrée).

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Il faudrait donc maintenant faire un vol à plus de 4000 mètres, en avion, pour mesurer le rayonnement cosmique en tant que tel.

Suivre l’histoire aussi ici, avec le blog tenu par Laurent Mulot >>

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Comment réalise-t-on la semaine dessinée ? Par Aurélie Bordenave et Sophia Zandotti https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/comment-realise-t-on-semaine-dessinnee-tete-au-carre-aurelie-bordenave-sophia-zandotti/ https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/comment-realise-t-on-semaine-dessinnee-tete-au-carre-aurelie-bordenave-sophia-zandotti/#respond Thu, 22 May 2014 07:33:39 +0000 http://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/?p=991 Continue reading ]]> Aurélie Bordenave et Sophia Zandotti qui conçoivent chaque vendredi la semaine dessinée de la Tête au carré vous proposent une jolie BD à scroller pour découvrir comment se construit le zapping illustré de l’émission.

À vos molettes !

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Pour découvrir le travaille d’Aurélie Bordenave, Quentin Carnicelli, Inti Orozco et Sophia Zandotti sur la semaine dessinée consultez notre playlist sur Dailymtion

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Alma, télescope de l’extrême https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/alma-telescope-lextreme/ https://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/alma-telescope-lextreme/#respond Tue, 13 May 2014 11:10:50 +0000 http://blog.franceinter.fr/tete-au-carre/?p=936 Continue reading ]]> Sophie Bécherel notre chroniqueuse du mardi revient d’un voyage de deux semaines au Chili. Elle a visité les deux observatoires de l’ESO : VLT (Very Large Telescope) et ALMA (Atacama Large Milimeter Aray). Dans ce premier billet elle vous décrit le centre opérationnel d’ALMA à 2900 mètres d’altitude qui pilotera à terme 66 antennes.

Au nord du Chili, dans le désert de l’ATACAMA, a été installé un télescope de l’extrême. Situé sur le plateau de Chajnantor, à 1h de la ville de San Pedro de l’Atacama, à 5000 mètres d’altitude, ALMA est un projet international où Américains, Japonais et Européens ont joint leurs efforts techniques et financiers pour arriver à bâtir l’un des observatoires les plus performants au monde.. l’endroit est très sec, le ciel y est pur et adapté à la radio astronomie. Car ce que les  66 antennes paraboliques observent, c’est l’Univers froid, celui qui brille peu…

Ce champ d’antenne fonctionne de manière originale.  54 antennes font  12 mètres de diamètre et pèsent 100 tonnes. Ce sont des monstres, qui couplés entre eux, par la technique de l’interférométrie, permettent d’avoir un télescope virtuel géant.  Alma capte les longueurs d’ondes millimétriques et submillimétriques, 1 millier de fois plus grandes que celles de la lumière visible (voir spectre ci-dessous) et donne ainsi accès à une information différente. Toutes premières galaxies de l’histoire de l’Univers, nuages de poussière, étoiles et planètes en train de naître… Alma est le spécialiste des objets froids.

Pierre Cox directeur d’ALMA, précise les objectifs du télescope :
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Entré en service l’année dernière, ce concentré de technologie n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière. Il faudra attendre l’automne pour le voir fonctionner dans son mode XXL. En effet, quand elles sont reliées par fibres optiques et réglées par horloge atomique, les 66 antennes fonctionnent comme un unique télescope dont le miroir ferait 16 km de diamètre !

Piloté depuis le centre opérationnel, ALMA ne reçoit pas la visite d’astronomes. Ils font leur demande d’observation depuis leur laboratoire et ici, une équipe permanente organise l’observation en fonction des conditions météorologiques et de la disposition des antennes.

HAKE Nymann, chef de la science opérationnelle à ALMA (traduction Eric Hauswald) :
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Il faut dire que sa situation à très haute altitude est un défi technique et humain. Le centre opérationnel a d’ailleurs été installé en contrebas du plateau à 2900 mètres d’altitude. La sécurité y reste une obsession avec un suivi médical obligatoire pour toute personne devant monter sur le plateau de Chajnantor. Même si Alma est piloté à distance, chaque jour 60% du personnel  travaille à 5000 mètres pour les opérations de maintenance et le positionnement des antennes.

Laura Ventura, du European Southern Observatory :
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