« Ma thèse en 180 secondes », les finalistes (1/3)

Le concours ma thèse en 180 secondes, organisé pour la première fois par le CNRS et la Conférence des présidents d’université, est un concours hors du commun. Le but de l’exercice pour les doctorants : faire comprendre des années de recherche en trois minutes et au plus grand nombre.

Depuis le début de l’année les doctorants de toutes la France s’opposent lors de concours régionaux et l’heure de la grande finale nationale est arrivée. Inspiré du concours Three minute thesis (3MT®), conçu à l’Université du Queensland ce concours est très ludique mais demande également un très gros travail de vulgarisation. Jugez par vous même, avec Marie-Charlotte Morin, prix du jury et du public lors de la finale Alsacienne:

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(Captation : DOCTEO / Swan Beiner et Mathieu Rouault)

Place à la Finale… Mardi 10 juin à Université Claude Bernard de Lyon les 15 finalistes régionaux s’affronteront à grands coups de protocoles, de méthode et de conclusions pour tenter de faire comprendre leurs thèses et les enjeux qui vont avec à un jury de professionnels et à un public nombreux. Trois parmi les 15 seront sélectionnés pour la finale francophone du concours qui se déroulera à Montréal.  Les 24 et 25 septembre prochains ils concourront aux côtés des candidats finalistes du Québec, de la Belgique et du Maroc.

Pour vous donner un avant goût de cette compétition riche en adrénaline et en énergie, voici en vidéo la présentation des candidats français de cette finale :

Lætitia Jaillardon (finaliste Pays de Loire) avec les petits oiseaux

Vétérinaire de formation, je me suis spécialisée en biologie médicale vétérinaire. C’est au cours de cette spécialisation que j’ai fait mes premiers pas dans le monde de la recherche, enthousiasmée par l’implication et l’engagement des chercheurs. A l’initiative de mon projet de thèse, une volonté de contribuer à la recherche en cancérologie comparée qui a l’intérêt de concilier ma vocation vétérinaire avec la recherche fondamentale et les progrès en médecine humaine. C’est ce challenge que je tente de relever à travers mon travail de thèse, qui je l’espère vous passionnera autant que moi ! Le concours « Ma thèse en 180 secondes » me permet de partager cet engouement pour la recherche avec tous ces doctorants passionnés et passionnants qui montrent le dynamisme et la jeunesse de la recherche française. Alors venez nombreux le 10 juin à Lyon pour nous découvrir, nous encourager et nous soutenir. Et surtout écoutez bien la vétérinaire de la bande !

Chrystelle Armata (finaliste Rhônes Alpes) elle jouera à domicile !

Après avoir obtenu un Master 2, spécialité droit pénal fondamental à l’université Jean Moulin Lyon III, j’ai décidé de m’orienter vers la recherche. A l’ère des nouvelles
technologies, j’ai choisi un sujet éminemment actuel traitant des nouveaux moyens d’investigation et de collectes des données personnelles dont le risque est de bafouer nos libertés individuelles. Néanmoins, leur efficacité est incontestable : les nouvelles technologies permettent à la police et à la justice de résoudre des enquêtes. Mais en protégeant les intérêts de la société, la vie privée des citoyens ne s’en trouve‐t‐elle pas lésée ? Comment concilier nouvelles technologies et vie privée ? Véritable enjeu sociétal, ce sujet nous concerne tous ! Alors, pourquoi ne pas le vulgariser, et le rendre accessible au plus grand nombre ? C’est précisément cette démarche qui m’a attirée dans le concept du concours « Ma thèse en 180 secondes ». En s’adaptant aux évolutions de la société en se discutant, le droit est devenu une passion … et comme toute passion, elle se transmet. Diffuser ma recherche, vulgariser un vocabulaire juridique, et me sensibiliser à la communication, telles étaient les missions du concours. Objectifs remplis !

Manon Yzoard (Finaliste Lorraine)


Je suis en doctorat de Psychologie à l’Université de Lorraine. Avant cela, j’ai travaillé comme psychologue au Centre hospitalier de Nancy auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Le CHU de Nancy met à disposition de ces patients un jardin à visée thérapeutique dont les bienfaits se font ressentir au niveau clinique. A ce titre, ma thèse a pour objectif principal d’apporter les preuves scientifiques que des promenades dans ce jardin peuplé d’œuvres d’art, leurs sont profitables sur différents plans. Pour cela, je m’appuie sur une démarche d’analyse originale, mise au point dans mon laboratoire, basée sur l’activité privilégiée des êtres humains… Vous vous demandez : « quelles peuvent être les vertus potentielles de ces promenades pour ces patients ? » et « quelle est cette activité humaine qui permet de les mettre à jour ? ». Vous les découvrirez plus en détails le 10 juin à Lyon !

Marianne Prévôt (finaliste Bretagne) « fleurs, vent et peintures »

Je suis Marianne Prévôt. Parler un peu de moi ? Je pourrais dire que je fais de l’accordéon tu crois ? Du cinéma ? Du parapente ? Que je voyage DANS LE TEMPS ! ? Dans le présent, je suis en troisième année de thèse sur les cristaux liquides. Comment ne pas aimer la science quand on travaille avec des cristaux liquides. Mis sous un microscope particulier, ils apparaissent aux couleurs irisées, sans cesse changeantes. Les regarder pendant trois ans ? C’est d’accord ! N’est-ce pas cela le plaisir de la science ? Observer ! Si vous passez par Rennes, je serais ravie de vous en faire profiter !

Le concours ma thèse en 180 secondes ? Parce que j’ai rarement l’occasion d’expliquer ma thèse en parlant de fleurs, de vent et de peinture. Plus sérieusement, je pense que la meilleure façon de s’approprier un savoir, c’est de le partager.

Nicolas Marqué (finaliste Midi-Pyrénée)

Comment nos villes évoluent-elles ? Quels sont leurs problèmes et comment les résoudre ? Quand j’ai voulu étudier ces questions, j’ai fait des études de géographie. Mais impossible de bien maîtriser le sujet sans de solides connaissances sur le passé des agglomérations. J’ai donc fait des études d’histoire aussi. Devant les kilomètres de documents d’archives sur la moindre ville, il a bien fallu se rendre à l’évidence : impossible de traiter tout cela sans des logiciels adaptés et performants. Je n’ai alors pas fait d’études d’informatique, c’était déjà une de mes passions. Je me suis mis à croiser questions de géographes, archives d’historiens et matériel informatique. Je n’étais alors pas seul à me poser ce type de question : les Archives Municipales de Toulouse avaient mis en place le projet Urban-Hist pour reconstituer et comprendre la ville du passé, donc pour élaborer une méthode qui permette de mieux comprendre Toulouse dans un premier temps, puis qui puisse être appliquée à toute autre ville.

J’ai pu intégrer cette équipe où cohabitent historiens et informaticiens (entre autres !) et développer mes recherches. Pour résumer en quelques mots, la science telle que j’aime la pratiquer, consiste à mêler les approches de différentes disciplines, de différents membres d’une équipe, pour produire et communiquer des résultats utiles au plus grand nombre. Jugez par vous-mêmes !

Pour vous rendre à cette finale animée par Mathieu Vidard, inscrivez-vous gratuitement via ce lien. L’évènement sera également retransmis en direct sur le site mt180 et pour suivre le live sur Twitter utilisez #mt180 ou visitez la page Facebook du concours. Retrouvez également le compte-rendu des finales régionale par Docteo ici.

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