Sidérant Salon du livre – La revue Espace(s)

Je suis sidérée. Certaine de rater le festival Sidération parce que je devais être au Salon du Livre de Paris tout le week-end. Pas de veine, pas de rencontre, souvent rêvée, jamais réalisée avec Gérard Azoulay, de l’Observatoire de l’Espace. C’était encore repoussé à une autre occasion.

Il ne sait pas Gérard, que je pensais à lui depuis longtemps.Je voulais lui parler de ses rêves justement.. et de peinture aussi. Bref, un coup de fil quatre jours avant le Salon du Livre et le début du festival Sidération, un appel de son attaché de presse :

« Avez-vous vu que Sidération va commencer?
– Bien sûr que j’ai vu, et j’ai surtout vu que je ne verrai rien car je ne  pourrais pas y aller… »

Bref,  de fil en aiguilles, d’une marche à l’autre de l’escalier de la pensée, Gérard est venu prendre un café à France inter,  au bureau. Interview de rêve. Sidérée, je vous disais.

En réalité, on a parlé de Sidération, le festival des imaginaires spaciaux. Sidération s’est déroulé ce week-end sur le thème de l’obsession et de la fascination. La Revue « Espace(s) », accompagne traditionnellement le festival et elle était présentée au Salon du Livre de Paris. Ainsi Sidération est venue à moi Porte de Versailles.

Dans la Revue écrivent les auteurs et autrices (à chacune son féminin) qui sont partis en résidence faire un vol en im-pesanteur. Par exemple, Pierre Senges (Remarques faites (ou subies) la tête en bas), Jean-Lambert Wild, Space out Space (je lui avais ouvert la porte des blogs de franceinter.fr et il avait tenu le journal de bord de l’expérience au quotidien (Space out Space) , mais aussi le plus obsédé des écrivains par l’espace, Eric Pessan.

Gérard Azoulay consacre aussi une partie de la revue à l‘Italie, en invitant auteurs et artistes à montrer leur création.

Giovanni Galli y dévoile sa vision fantasmée de l’espace,  souvent érotique.


Ce numéro 10 comporte aussi un encart destiné à montrer les dessins de Romaric Tisserand, artiste qui aurait rencontré un coordonnier doué d’un don de « soustraction ou addition » sur les images. Romaric Tisserand se dit atteint d’un mal rétinien, mais il est aussi capable de nous faire croire qu’il a exposé dans la Momo Galerie, (le magasin de son plombier) en imaginant qu’on n’aura pas remarqué qu’il rêve surtout d’entrer au MoMa à New York. Qu’il se rassure, même Marcel Duchamp est plus à Philadelphie qu’à New York.

Dans la revue Espace(s) les auteurs planent facilement au-dessus de leur zone de création habituelle. Marie Darrieussecq, que j’ai quittée il y a quelques mois derrière son masque punu, je la retrouve dans cette revue se souvenant que Mobutu a reçu Armstrong, Aldrin et Collins (Armstrong a offert un caillou lunaire à Mobutu), et rappelant que le premier projet spatial africain date de 1964.

Et Gérard alors, me direz-vous? Gérard Azoulay ? Et bien Gérard, je l’ai rencontré…la suite de l’histoire se cache peut-être dans la devise du Roi Lion : Akouna Matata

EVENEMENT

A l’occasion  du dixième anniversaire de la Revue Espace(s), la revue de littérature et de création , l’Observatoire de l’Espace lance « Espace(s) fait sa revue », une série d’événements proposés dans différents lieux ouverts à la création littéraire.

La première soirée « Espace(s) fait sa revue » aura lieu le 11 avril 2014 au siège de l’association Ent’revues à Paris avec l’exobiologiste Christian Mustin et les auteurs Charles Pennequin et Karin Serres, sur le thème de l’existence d’une vie extraterrestre.
Espace(s) 10 – Parution : 21 mars 2014 – 240 pages – Prix conseillé : 19 euros
Espace(s) fait sa revue :
Vendredi 11 avril à 19h à Ent’revues
Evénement gratuit
174, rue de Rivoli – 75001 Paris (métro Palais-Royal)
Réservations : 01 53 34 23 23

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