Rayonnement cosmique à tous les étages (2)

Ici, suite de la folle histoire de chasse aux rayons cosmiques à partir de pots de cornichons et autres ustensiles. Une idée de trois aventuriers : un astrophysicien Thierry Stolarczyck du CEA de Saclay, un artiste Laurent Mulot, et un idéaliste directeur de planétarium, Simon Meyer. Billet du jour : ce que les scientifiques ne peuvent pas entendre. 

Le planétarium de Vaux-en-Velin  a choisi  d’interroger l’exploration de l’univers sous le double regard de l’artiste et du scientifique en collaboration avec une dizaine de familles.

Une dizaine de personnes cherchent donc à mesurer chez elle les rayonnements cosmiques à partir d’électroscopes fabriqués maison.

Chez Anne Minot, Pierre Henriquet a constaté beaucoup d’imprécisions dans la fabrication de son électroscope, il va falloir recommencer. Mais Anne est une ancienne hôtesse de l’air, donc elle sait par expérience qu’en l’air et dans les avions, il y a de la radioactivité.

      Anne Minot et Pierre Henriquet

Conclusion il faudrait peut –être faire des expériences en altitude.

Pierre Henriquet invite les participants à aller se poster en haut de la tour de la Part-dieu à Lyon par exemple.  Ils les incite aussi à emmener leurs electroscopes en vacances.

Quand ils parlent de leurs observations, les participants à l’expérience parlent de manière très étranges de leurs électroscopes :

« Elles se frottent tout doucement, 

Celui là il est fou, 

Ca se touche comme ça, 

Alors là ça va très vite, Ca s’agite hein….

Et hop j’avais encore le dos tourné au bon moment, quand ça a finit de se décharger

Vous croyez vraiment qu’il s’agit d’un appareil scientifique…

J’ai bien noté. »

En écoutant les uns et les autres raconter leurs histoires d’électroscopes on entend des choses qui n’entreraient jamais dans les cahiers de notes scientifiques de Pierre Henriquet ou Thierry Stolarczyck.

L’électroscope varie-t-il selon l’humeur et les goûts alimentaires?

Pour faire l’expérience, il faut noter le temps que les ailettes d’aluminium mettent à se rapprocher  (signe que l’électroscope se décharge), poser des marques sur les bocaux, faire des expériences avec bocal ouvert ou fermé, c’est-à-dire avec ou sans radon (le gaz radioactif contenu dans l’air). S’ils faisaient de la radio comme moi, et écoutaient autrement, Thierry Stolarczyk et Pierre Henriquet entendraient  l’inquiétude d’Anne Minot, qui ouvre ou ferme ses fenêtres pour voir la différence de comportement de son appareil. Chère Anne, avez-vous noté des comportements électroscopes différents selon les rêves que vous faites ou votre humeur?

Jackie Gallet qui ne prend que des douches de courte durée dans une salle de bains ventilée a estimé que ça ne ferait pas de différence de mettre son appareil à cet endroit. En revanche quand elle a fait une grosse soupe l’autre jour, elle a pensé que la vapeur dégagée ferait l’affaire pour voir l’influence de l’humidité sur les résultats. Mais si Jackie n’aimait pas la soupe, qu’aurait-elle fait ?

Cher Thierry Stolarczyck, cher Pierre Henriquet, écoutez comment elles parlent de leurs appareils, vous ferez de beaux rêves.

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