Rayonnement cosmique à tous les étages (1)

Ici vous sera raconté au fil du temps une folle histoire de chasse aux rayons cosmiques à partir de pots de cornichons et autres ustensiles. Une idée de trois aventuriers : un astrophysicien Thierry Stolarczyck du CEA de Saclay, un artiste Laurent Mulot, et un idéaliste directeur de planétarium, Simon Meyer.

Début février a commencé à Vaux-en-Velin cette drôle d’opération . Le planétarium de Vaux-en-Velin a mis en place « L’incubateur ».  Il abrite pour cette première année de fonctionnement une expérience au croisement d’Art, Science et Société. Le Planétarium  a choisi  d’interroger l’exploration de l’univers sous le double regard de l’artiste et du scientifique en collaboration avec une dizaine de familles.

Electroscope installé chez une lyonnaise devant un tableau, sur la cheminée

Jusqu’au mois de  mai , celles-ci sont invitées  à traquer des particules cosmiques provenant de l’Univers. Au travers d’un dispositif scientifique expérimental installé au domicile des participants, de visites de laboratoires scientifiques et de lieux artistiques, les habitants, auront à s’interroger sur la perception de notre monde et l’origine de l’Univers.

Thierry Stolarczyck, chercheur au CEA de Saclay, a donc conçu avec Pierre Henriquet, médiateur scientifique du Planétarium de Vaux en Velin, des électroscopes faits maison pour que les familles participants au projet puissent faire les expériences chez elles.

Bocal de cornichons, lamelle de cuivre, deux morceaux de feuille d’aluminium, et le tour est joué. Simple en apparence, les scientifiques du XXIe siècle peinent parfois à reconstituer toutes les bonnes conditions de fonctionnement de ce système supposé démontrer que plus vite l’appareil se décharge plus il  y a de radioactivité.

Il faudra aussi montrer qu’en altitude il y a plus de radioactivité qu’à 40 mètres du sol. Et qu’à 40 mètres du sol il y a en moins qu’en rase motte. Et que ce n’est pas la même radioactivité dans les deux cas.

Pour l’instant les familles essaient de faire fonctionner les électroscopes maison. Aucun ne donne les mêmes résultats ni n’a le même comportement. Alors qu’un bon compteur geiger ne ferait pas tant d’histoires.

Jackie Gallet est l’une des participantes les plus actives et enthousiastes .  Ce jour-là elle fait le point avec le médiateur scientifique,  Pierre Henriquet.

      Jackie_Gallet

Tout ceci se fait sous l’oeil de l’artiste Laurent Mulot. Il observe et se demande comment il va mettre en scène cette histoire cosmique, qui lui , lui rappelle aussi Marcel Duchamp et son  Gaz à tous les étages, raison pour laquelle cette opération porte le nom de rayonnement cosmique à tous les étages.

 

 

 

 

Suivre l’histoire aussi ici, avec le blog tenu par Laurent Mulot >>

 

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